J’aime des trucs que je comprends pas
Redécouvrir MA musique
Le rageant et un peu moche Baba is You
Que c’est moche ! Si ce jeu avait une odeur, ce serait celle d’un vieux fromage oublié au fond du frigo. Mais moi, j’aime ce vieux fromage, que je n’arrive jamais à oublier au fond du frigo. J’aime aussi la langue, les jeux littéraires et me casser la tête entre signifiant et signifié. Avec Baba, je suis servie. On incarne une espèce de porcelet qui doit atteindre un drapeau pour gagner.
Pour compliquer la tâche, une sorte d’équation, différente à chaque niveau change la donne.
« Baba c’est toi / Le drapeau est la victoire / Les murs t’arrêtent »
Là, ce sont des indications claires.
On peut déplacer les mots pour bouleverser le sens de chaque niveau. C’est un casse-tête de langage où chaque mot a le pouvoir de tout transformer : on déplace une phrase, et soudain le mur devient Baba, la clé devient victoire.
C’est un casse tête moche mais sacrément inventif. Un coup de cœur un peu vilain mais passionnant, auquel on peut jouer à deux si notre cerveau coince. J’aime regarder l’autre fascinée par sa ruse, quand moi, j’ai rien compris.
Twin Peaks (saison 1 & 2) mi banale mi hallucinée
J’ai découvert Twin Peaks, sa lenteur et sa BO qui au début m’a fait penser à Torin’s Passage (je sais, rien à voir). Je commence la saison 3, avec un peu d’appréhension, étant donné qu’à chaque série que je regarde depuis 2 ans un acteur ou une actrice décède dans la foulée, une pensée pour Kyle MacLachlan (il est encore en vie pour l’instant).
Twin Peaks, c’est une ville comme on en voit rarement dans les séries, une ville ordinaire, ni clinquante ni charmante. Une ville engluée dans ses habitudes où tout le monde fait corps avec son rôle. Un matin, Pete découvre le cadavre de Laura Palmer une lycéenne, reine de bal.
La quiétude de cette ville ordinaire se détrame et implose. Le FBI envoie le pur, méthodique, caféiné agent Dale Cooper pour résoudre l’énigme « Laura Palmer » avec mysticisme et naïveté.
Parfois, ça sent le soap opera, parfois le surréalisme et emprunte des codes de l’horreur. Enfin je dis ça, mais cette série est sûrement l’œuvre télévisuelle / cinématographique la plus terrifiante que j’ai vue, avec Les Autres d’Alejandro Amenábar.
Dans cette série, tout le monde chuchote, parle lentement, mais à chaque instant un grand BOUM pourrait tout fracasser et effrayer. Ce BOUM n’arrive jamais vraiment : tout est subtil, signifié et signifiant, dans le symbole. On est chez Lynch.
J’ai adoré cette série, fascinée par ces mystères, ses fausses impasses, ses banalités et son grandiose. Cette série a un côté chimérique, puisant dans des codes et arts variés, dans le monstrueux et dans l’irrationnelle humanité. Il y a des “je n’ai pas compris” qui prennent sens plus tard, ou qui restent, flottant et sans réponse.
J’ai vu la saison 3 et… Je ne sais pas encore. J’ai été assez déroutée par absolument chaque seconde, chaque plan. Une saison si brillante que j’ai été aveuglée dans ma quête de recherche de sens. (Une manière détournée de dire : j’ai rien compris.)
Lundi Matin a publié un article dense sur différentes thèses politiques qui éclairent cette ultime partie et que je vous conseille.
Dans ma cuisine
J’essaie de découvrir chaque mois des nouvelles épices ou saveurs à ajouter ma cuisine souvent peu inventive.
Le chou-fleur violet
Niveau goût c’est du choix fleur quoi peut être légèrement plus doux, mais c’est un chou-fleur ✨aesthetic✨. C’est agréable de découvrir de nouvelles couleurs en cuisine et pas seulement des saveurs.
En jouant avec les réactions acide‑base, un peu comme avec le bissap, nous nous sommes amusées à créer des couleurs dans un simple verre d’eau de cuisson de chou, du vinaigre et du bicarbonate. Un peu de curcuma pour enrichir notre palette de couleurs de chou et zou, amusement garanti !
Du bouillon végétal maison
J’ai sagement gardé des trognons de légumes, des épluchures que j’ai fait déshydrater environ 1000 ans dans mon four à basse température. J’ai mis du céleri (j’adore) et des herbes, un peu de sel et un soupçon de curcuma pour la couleur et wahou ça pimpe le risotto et la purée comme jamais !
Mon merveilleux moulin
Un jour, je parlerai de mon aversion pour l’électroménager électrique et de ma haine des prises électriques qui défigurent nos murs, des chauffages moches et des robots qui prennent tant de place dans nos cuisines. Je sais que beaucoup aiment les gadgets, les ustensiles. Moi, ça me tend.
C’était pas mieux avant, quand on passait notre vie au lavoir et qu’on monter notre crème à la seule force de notre bras non ? Quand on avait la vrai valeur du travail et qu’on avait pas la FLEMME de laver son linge avec une machine non ? Non. Bien sûr que non.
Il est beau mon presse purée orange bien design bien vintage (qui doit relarguer des produits dégueus). Il est beau mon presse purée niché en haut de mon frigo à prendre la poussière. Il est beau mais il n’est pas pratique.
Si beau qu’un soir, je grimpe sur l’escabeau pour le saisir par sa manivelle grinçante, lui offrant une dernière chance avant adios.
Je me suis lancée dans une purée maison, c’est pas si long, et puis c’est magique de voir des boudins de purée qui tombent maussades dans un saladier très laid. Le mouvement régulier, ajouter une louche de bouillon, faire ça posément avec patience. Ça me rappelle le risotto, que j’aime tant cuisiner.
Avec le petit bouillon maison c’était PARFAIT.
Cette texture et le plaisir que j’ai pris à faire de la purée miam ! Du coup j’ai acheté 5 kilos de pommes de terre.
Dans ma cuisine
Mes ami-e-s « hors internet » me lisent et ça me touche beaucoup (ils se reconnaitront et encore merci d’exister et de me rappeler votre présence avec joie)
Ma grand-mère peut me lire depuis que j’ai un site !!
J’ai une intelligence kinesthésique à chier = je suis corporellement stupide
Une bonne routine pour la peau c’est super agréable. Vive les masques en tissu ! (mais niveau écologie c’est bof, il faudrait que je trouve une solution durable)
C’est la fin de la saison du basilic frais (ouin) mais l’hiver arrive (yeeees)
J’ai retrouvé avec joie La chaîne de Marouchka Qu’est-ce qu’on lit ?
Le rose bonbon me va bien au teint. Il y autre chose que le noir dans la vie.
J’ai sûrement un sosie parce que beaucoup de gens que je croise me sourient, me font coucou (??)
Je déteste toujours autant Libre Office.
Yok-Yok n’est plus dans Pomme d’api. D’ailleurs, Etienne Delessert, l’auteur illustrateur est décédé en 2024.




