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đź’ľLe plantage informatique qui remue

J’ai perdu toutes mes donnĂ©es. Les Ă©crits, les crĂ©ations. La suite va vous surprendre… (non comme d’hab’, j’ai dĂ©cidĂ© de tout recrĂ©er, recommencer et prendre du recul).

Vendredi, j’ai perdu toutes mes données.
Mes écrits patrons de tricots, mes design de bijoux, mes créations graphiques, zou envolés ! Mais aussi mon administratif, mes CV, mes cours, zou envolés.

Bref, la liste est longue et je pourrais résumer ça par « j’ai perdu tout ce que j’ai fait depuis 3 ans »

Au début, ça m’a contrariée. J’ai tout fait pour retrouver les fichiers perdus. J’ai contacté le support client du drive (la cause de l’effacement de mes données), j’ai essayé de récupérer mes fichiers grâce à Recuva. Rien n’y fait, je n’ai plus que des miettes (plus de 700K fichiers, quelle joie).

Et si… Et si c’était finalement une chose positive ?

Ok, c’est dur, frustrant, mais après tout n’est-ce pas l’occasion de recréer ? de trier et me débarrasser de fichiers plus lourds dans mon cœur que quelques octets virtuels ? Supprimer des vieux projets que je n’ai pas réouvert depuis 3 ans n’était-ce pas nécessaire ?

J’ai toujours eu cette capacité à « passer à autre chose », et si là ce n’est pas un choix, je dois bien faire avec.

Le changement, c’est maintenant

(déso pour la ref)
Le virtuel a pris une place importante dans ma vie. Pas tant le scroll sur les réseaux sociaux que mon PC, espace d’expression intime. Je design des bijoux, écrits des histoires, créer des maquettes, rédige des patrons de tricots, excellise (Excel, mon amour) absolument toute ma vie.
A bien y regarder, je constate que c’est davantage un frein à la création matérielle qu’une aide et ça me conforte dans une posture d’évitement. Savoir que « je suis capable de » m’empêche de justement, passer à l’action. Résultat, je projette, je conceptualise, je virtualise et pose sur une page inexistante des idées qui s’embourbent dans mon crâne trop actif.

L’ordinateur devient un prolongement de mes possibilités mais ne les rend jamais concrètes. Et ce manque de concret me pèse, renforce mon sentiment d’imposture – puisque je ne fais rien – et devient un nouvel outil d’anxiété (toujours elle oui).

Je vais revoir mon utilisation de l’ordinateur, d’un support exutoire limitant, je vais en faire ce que ça devrait être : un support pour créer.

Je vais réintégrer à ma vie le duo papier / stylo en ne systématisant pas ma pratique logicielle.

En clair, je vais me remettre à l’action, me plonger dans l’agir, à mon niveau, avec mon ambition.

L’immobilisme comme quotidien

Je vais clarifier ce qu’est l’immobilisme pour moi. J’aime faire, bouger, fabriquer des choses avec minutie et application. J’aime creuser, comprendre ce qui m’intéresse. Tiens par exemple, je veux acheter une carafe ? S’en suivent des heures de lecture sur les différents types de carafe. J’aime savoir ET faire mais trouver le juste équilibre entre activité intellectuelle et activité corporelle ne m’est pas facile. Aussi, je me laisse souvent emporter une forme de passivité corporelle qui ne me sied pas.

Je déteste me reposer, ça ne m’a jamais aidée, ni fait de bien et les injonctions à « méditer » et « rien faire » ne me conviennent pas du tout, mais alors pas du tout !

Rester immobile n’est pas ce que j’aime fondamentalement, je préfère l’action, les rythmes soutenus, les challenges comme on dit dans le milieu professionnel. Sauf que l’immobilisme c’est accessible, et puis, je ne peux rien échouer si je ne fais rien, non ?

C’est ainsi que je me laisse embarquer dans une boucle de mollesse grisâtre.

Bilan : je m’ennuie et me déçois.

Une nouvelle routine

Pendant longtemps, je coupais mon téléphone le dimanche. Vous vouliez me contacter ? Vous pouviez le faire 6 jours sur 7. Je me concentrais sur mon amoureux, mon appartement, mes activités manuelles et intellectuelles. C’était ma respiration dans une semaine alors rythmée par l’horloge de la barre des tâches de mon PC.

J’aimais ça, comme j’ai aimé le confinement qui m’a permis de faire, de réinventer un nouveau rythme. Sauf qu’on est en 2025 et que je dois retrouver un rythme qui me correspond. Voici ce que j’ai pris en compte pour cette année :
  • J’ai dĂ©cidĂ© de me fixer des objectifs hebdomadaires car les objectifs quotidiens me paralysent.
  • J’ai besoin de rĂ©compenses et la gamification fonctionne assez bien avec moi de part sa gratification fictive, merci Habitica !
  • J’ai construit plusieurs « pĂ´les » d’intĂ©rĂŞt qui me permettent de passer de l’un Ă  l’autre, qui ont plusieurs temporalitĂ©s diffĂ©rentes afin de ne jamais me lasser tout en avançant et surtout en finissant ce que j’entreprends.
  • J’utilise mon tĂ©lĂ©phone comme un carnet de notes : pas de scroll interminable, pas de jeux, je dĂ©sinstalle les applis « perte de temps ».

Les prochains projets

Quitter l’ordi pour aller vers le papier ? Me remettre Ă  faire des bijoux dans mon atelier / cave humide ? Continuer l’écriture ? M’occuper de mes plantes ?

Toutes ces options sont possibles-probables-en préparation et je le ferai à mon rythme avec la joie de faire et la fierté d’avoir accompli.

Et vous, comment ressentez-vous l’ennui, la créativité, la colère ? Vous gérez comment au quotidien ?

Vous pouvez me retrouver sur Substack, pour avoir de mes nouvelles directement dans votre boîte mail dès que je publie.

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